En son audience du 4 juin 2007 le conseil détat a en effet débouté les agriculteurs après 3 ans de procédure.

Petit rappel :

En 1997, la reserve de l’estuaire de la seine a été crée sur le domaine public maritime, puis en 2001 cette réseve a vu doubler sa superficie. L’extention sur le domaine terrestre concerne les 900 hectares du marais de Cressenval qui sont des marais privés exploités en prairies ou en cultures.

L’enquète publique concernant cet agrandissement ne disait mot sur l’activité agricole.Ce qui a conduit les 20 agriculteurs a faire un recours devant le conseil d’état pour faire valoir leurs droits.

L’avocat du GEPAES a en plus trouve des vices de forme dans l’enquête publique en autre:

- Le ministère de l’agriculture et de la pêche n’a pas été consulté, mais seulement le ministère de l’environnement ( hors il sagit bien de terre agricole !!! ).

- Le rapport et les conclusions du commisaire enquêteur est daté du 29 novembre 2001 or la commission départementale des sites a donné ses conclusions le 30 novembre 2001 ( c’est donc matériellement impossible qu’elle est eu les conclusions du commisaire enquêteur.

- les communes d’Oudalle, du Havre et de Villerville n’ont pas été consultées ( elles sont pourtant bien concernées).

Et par dessus tout, le retour des terres cultivées en prairie ( obligatoire dans le décrèt de reserve naturelle) ne fait pas l’objet de compensation ou d’étude de faisabilité.

Le tout faisant l’objet d’un plan de gestion dont les contraintes nous laisse présager une baisse de l’activité agricole et donc de son économie. D’autant que le gestionnaire actuel se comporte plus en association écologique qu’en réel gestionnaire chargé d’établir un équilibre entre les différents acteurs présents et dans le strict cadre du décret réserve.